puce L'entrée en bourse de Facebook contrastée
Ajouté le 23/05/2012 à 20:19 par Chupweb. Partager: Partager sur twitter 1813 vues - nb_commentaires

Il y a quelques jours encore, tout le monde ne parlait que de l’entrée en bourse du géant des réseaux sociaux. C’est en effet le 18 mai que Facebook entre dans le palmarès du Nasdaq. Valorisé à 38 dollars l’action, la capitalisation totale s’élève donc à 104 milliards de dollars. Les analystes prévoyaient une véritable ruée sur le titre dès les premières heures de cotations. Il n’en fut rien. A la fin de la première journée de cotation, le titre ne soutenait qu’une timide augmentation de 0.6%. C’est beaucoup moins par exemple que Linkedin, qui lui s’était octroyé une envolée de près de 109% le premier jour ! D’où peut bien venir le problème ? Certains experts estiment que le prix de l’action a été fixé trop haut entrainant un désintéressement de la part des investisseurs, jugeant le cours trop haut par rapport à la valeur réelle de l’entreprise.

Il y a en effet de quoi se poser des questions. Mettez de coté le fait que vous connaissez bien Facebook, et que l’image que cette entreprise évoque dans votre esprit est assez claire et bine imprégnée. Achèteriez vous des titres d’une entreprise qui n’a aucun modèle économique viable ? Si je vous disais que vous pouvez investir dans une société X ou Y qui ne produit finalement rien de bien précis, et qui de temps en temps insère des encarts publicitaires, voudriez-vous investir ?

Facebook ne trouve son financement que dans la publicité et les investissements de quelques grands qui croient en son avenir, mais finalement, n’a aucun modèle économique viable à long terme. Qui plus est, les quelques inquiétudes ont peut-être raison d’être fondées, si l’on part du principe que l’avenir des réseaux sociaux est sur mobile, et que le trafic en provenance des terminaux mobile est déjà de 33% pour le réseau social, on se demande pourquoi Facebook ne décide pas d’insérer des encarts publicitaires sur les applications mobiles. Pourquoi ? Pourquoi renoncer à pratiquement un tiers de revenus en plus ? Comment dans ce contexte croire au potentiel de croissance de Facebook sur le long terme, et réfuter l’effet de bulle ?

Attention toutefois, je ne dis pas que l’introduction en bourse de Facebook est ratée, ce serait erroné. Certaines sociétés comme Amazon en 1998, ou Google, à leurs débuts, n’étaient pas foudroyantes, et pourtant, aujourd’hui, personne ne dira que leur introduction en bourse était un échec ! Pour ma part, en ce qui concerne les titres Facebook, je préfère attendre un peu pour investir, afin d’éviter les effets dévastateurs d’une quelconque bulle… Quitte à prendre le risque d’avoir perdu l’opportunité d’acheter le titre relativement peu cher aujourd’hui. Une équation décidemment difficile.

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